des entreprises qui utilisent l'IA l'acquièrent sous forme de logiciels ou de systèmes du commerce prêts à l'emploi.
Insee, enquête TIC 2025L'IA dans les entreprises françaises. Les chiffres et les échéances.
Qui utilise l'intelligence artificielle en France, dans quelles entreprises, avec quels freins, sur quelles infrastructures, et sous quelles obligations à venir. Chaque repère est daté, sourcé et mis à jour à chaque nouvelle publication de sa source.
Mise à jour : . Données Insee publiées le 21 juillet 2026.
Quatre repères pour situer une entreprise
La moyenne de l'Union européenne en 2025. La France s'en rapproche, à deux points.
Eurostat, Insee, 2025du chiffre d'affaires du champ est réalisé par des entreprises qui utilisent l'IA, contre 49 % en 2024. Elles emploient 59 % des salariés.
Insee, 2025des entreprises utilisatrices achètent des logiciels ou systèmes du commerce prêts à l'emploi.
Insee, 2025du marché européen du cloud est tenu par Amazon, Microsoft et Google.
Synergy Research Group, données 2024La taille fait l'écart
Une entreprise de 10 à 49 salariés utilise l'IA presque quatre fois moins souvent qu'une entreprise de 250 salariés ou plus. Entre 2023 et 2025, l'usage a triplé dans les entreprises de moins de 250 salariés.
Part des entreprises utilisant au moins une technologie d'IA en 2025, par taille
- France
- Union européenne
- 10 à 49 salariés
- 50 à 249 salariés
- 250 salariés ou plus
- Ensemble
Voir les données 2023 à 2025 en tableau
| Taille | France 2023 | France 2024 | France 2025 | UE 2023 | UE 2024 | UE 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 10 à 49 salariés | 5 | 9 | 15 | 6 | 11 | 17 |
| 50 à 249 salariés | 10 | 15 | 31 | 13 | 21 | 30 |
| 250 salariés ou plus | 21 | 33 | 58 | 30 | 41 | 55 |
| Ensemble | 6 | 10 | 18 | 8 | 13 | 20 |
De 9 % à 59 % selon le métier
Six entreprises sur dix utilisent l'IA dans l'information et la communication. Une sur dix dans la construction et dans les transports. Le commerce reste six points sous la moyenne européenne de son secteur.
Part des entreprises utilisant au moins une technologie d'IA en 2025, par secteur
- France
- Union européenne
- Information-communication
- Activités spécialisées, scientifiques et techniques
- Activités immobilières
- Énergie, eau, déchets
- Services administratifs et de soutien
- Industrie manufacturière
- Commerce
- Hébergement-restauration
- Construction
- Transports et entreposage
Voir les données 2023 à 2025 en tableau
| Secteur | France 2023 | France 2024 | France 2025 | UE 2023 | UE 2024 | UE 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Industrie manufacturière | 5 | 7 | 17 | 7 | 11 | 17 |
| Énergie, eau, déchets, dépollution | 5 | 9 | 19 | 9 | 13 | 18 |
| Construction | 2 | 3 | 10 | 3 | 6 | 11 |
| Commerce | 4 | 10 | 13 | 7 | 12 | 19 |
| Transports et entreposage | 2 | 5 | 9 | 5 | 8 | 11 |
| Hébergement-restauration | 2 | 5 | 12 | 4 | 6 | 12 |
| Information-communication | 30 | 42 | 59 | 29 | 49 | 63 |
| Activités immobilières | 7 | 14 | 26 | 9 | 15 | 25 |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques | 14 | 17 | 33 | 19 | 31 | 40 |
| Services administratifs et de soutien | 6 | 11 | 19 | 8 | 14 | 20 |
L'expertise manque avant le budget
Parmi les entreprises qui n'utilisent pas l'IA, le manque d'expertise pèse plus que le coût. Plus l'entreprise est grande, plus il pèse : 73 % à partir de 250 salariés. Chez les utilisatrices aussi, plus d'une sur deux se dit freinée par ce manque.
Raisons évoquées pour ne pas utiliser l'IA en 2025, entreprises non utilisatrices, ensemble
- Pas d'utilité pour l'entreprise
- Manque d'expertise
- Incompatibilité avec les équipements
- Inquiétudes sur la protection des données
- Manque de clarté juridique
- Coûts trop élevés
- Difficultés liées aux données
- Considérations éthiques
Voir le détail par taille
| Raison | 10 à 49 | 50 à 249 | 250 et plus | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
| Pas d'utilité pour l'entreprise | 71 | 69 | 54 | 71 |
| Manque d'expertise | 53 | 66 | 73 | 54 |
| Incompatibilité avec les équipements | 38 | 45 | 46 | 38 |
| Inquiétudes sur la protection des données | 37 | 44 | 53 | 38 |
| Manque de clarté juridique | 36 | 48 | 50 | 38 |
| Coûts trop élevés | 31 | 42 | 40 | 32 |
| Difficultés liées aux données nécessaires | 28 | 32 | 49 | 29 |
| Considérations éthiques | 24 | 30 | 27 | 25 |
L'IA s'achète, et s'héberge hors d'Europe
L'entreprise française adopte l'IA par l'achat de produits prêts à l'emploi, livrés en grande partie par le cloud. Ce marché est tenu à 70 % par trois fournisseurs américains.
des entreprises qui utilisent l'IA recourent à des services payants de cloud, contre 33 % de celles qui ne l'utilisent pas.
Insee, enquête TIC 2025du marché européen du cloud revient aux fournisseurs européens, contre 29 % en 2017. Amazon, Microsoft et Google en détiennent 70 %.
- 3 américains
- Européens
- Autres
LectureL'adoption et la dépendance progressent ensemble. Une entreprise qui adopte l'IA choisit d'abord un fournisseur, souvent sans le décider explicitement : le choix arrive avec le logiciel acheté.
Les échéances qui concernent l'entreprise utilisatrice
Une entreprise qui utilise un système d'IA est « déployeur » au sens du règlement (UE) 2024/1689. L'Omnibus numérique, publié au Journal officiel de l'Union le 24 juillet 2026, a décalé les obligations relatives aux systèmes à haut risque.
Entrée en vigueur du règlement
Application progressive, par chapitre.
Pratiques interdites et maîtrise de l'IA
Interdictions de l'article 5. Article 4 : depuis l'Omnibus, le fournisseur et le déployeur soutiennent le développement de la maîtrise de l'IA de leur personnel, sans obligation d'en garantir un niveau.
Modèles d'IA à usage général
Obligations des fournisseurs de modèles, régime des sanctions, autorités nationales.
Transparence
Article 50 : le déployeur signale les hypertrucages qu'il diffuse et informe les personnes exposées à un système de reconnaissance des émotions ou de catégorisation biométrique.
Marquage des contenus générés Prochaine échéance
Fin du délai de grâce pour le marquage des contenus de synthèse par les systèmes mis sur le marché avant août 2026. Nouvelles interdictions visant les images intimes non consenties.
Haut risque, annexe III
Systèmes utilisés notamment pour le recrutement, l'évaluation et la gestion des salariés, l'évaluation du crédit, la tarification de l'assurance vie et santé. Initialement prévu le 2 août 2026.
Haut risque, annexe I
Systèmes intégrés à des produits déjà réglementés : machines, dispositifs médicaux, jouets, ascenseurs.
Utiliser un système à haut risque
À partir du 2 décembre 2027 : usage conforme à la notice du fournisseur, surveillance humaine par des personnes compétentes, conservation des journaux au moins six mois, signalement des incidents.
Article 26Informer les salariés
Avant de mettre en service un système à haut risque sur le lieu de travail, le déployeur en informe les représentants du personnel et les salariés concernés.
Article 26, paragraphe 7Entreprises de taille intermédiaire
L'Omnibus étend aux petites entreprises de taille intermédiaire, moins de 750 salariés et 150 millions d'euros de chiffre d'affaires, des allègements jusqu'ici réservés aux PME.
Omnibus numérique, juillet 2026Pourquoi « .si »
Depuis le décret du 29 septembre 2026, l'administration fédérale américaine désigne l'intelligence artificielle sous le nom de Super Intelligence, abrégé SI. Les fournisseurs dont dépendent la plupart des entreprises françaises relèvent de ce cadre.
Ce site garde le terme français et suit ce qui se mesure dans l'entreprise française : l'usage, les freins, les infrastructures, les obligations. Le cadre américain, ses textes et sa chronologie sont suivis sur strategie.si.
Chronologie de la Super IntelligenceQuestions fréquentes
Combien d'entreprises françaises utilisent l'intelligence artificielle ?
En 2025, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus implantées en France déclarent utiliser au moins une technologie d'IA, contre 10 % en 2024 et 6 % en 2023. La moyenne de l'Union européenne est de 20 %. Source : Insee Première n° 2120, juillet 2026.
Les PME utilisent-elles l'IA autant que les grandes entreprises ?
L'écart reste fort. En 2025, l'usage atteint 15 % entre 10 et 49 salariés, 31 % entre 50 et 249 salariés et 58 % à partir de 250 salariés. Entre 2023 et 2025, il a triplé dans les entreprises de moins de 250 salariés.
Pourquoi des entreprises n'utilisent-elles pas l'IA ?
Parmi les entreprises non utilisatrices en 2025, 71 % ne lui voient pas d'utilité, 54 % évoquent un manque d'expertise et 38 % des inquiétudes sur la protection des données ou un manque de clarté juridique. Le coût arrive après, à 32 %.
Quand les obligations de l'AI Act sur les systèmes à haut risque s'appliquent-elles ?
Depuis l'Omnibus numérique publié le 24 juillet 2026, les obligations relatives aux systèmes à haut risque de l'annexe III, dont le recrutement, la gestion des salariés et l'évaluation du crédit, s'appliquent le 2 décembre 2027. Celles de l'annexe I, pour les systèmes intégrés à des produits réglementés, s'appliquent le 2 août 2028.
Une entreprise qui utilise un outil d'IA a-t-elle des obligations ?
Oui, comme déployeur. Elle soutient la maîtrise de l'IA de son personnel depuis février 2025, signale les hypertrucages qu'elle diffuse depuis août 2026 et, pour un système à haut risque, assure à partir de décembre 2027 la surveillance humaine, la conservation des journaux et l'information des salariés.
Sources
- Les technologies de l'information et de la communication dans les entreprises en 2025, Insee Première n° 2120, 21 juillet 2026
- Use of artificial intelligence in enterprises, Eurostat, données 2025
- European Cloud Providers' Local Market Share Now Holds Steady at 15%, Synergy Research Group, 24 juillet 2025
- Règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle, EUR-Lex
- The AI Act implementation timeline: what changes under the AI Omnibus, Future of Privacy Forum, 2026
- Fact sheet du 29 septembre 2026, Maison-Blanche
Vérification de l'ensemble des chiffres et dates : . Prochaine mise à jour attendue : données Eurostat 2026, publication prévue en décembre 2026.
À propos
entreprise.si est rédigé par Christophe Picou, fondateur de VEIA.AI, cabinet de conseil indépendant en gouvernance de l'intelligence artificielle, à Colmar. Le site rassemble des données publiques sans les commenter au-delà de leur lecture. Chaque chiffre renvoie à sa source primaire et porte sa date.
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